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Des volontaires recherchés pour un essai vaccinal innovant contre le VIH

Publié le 26 février 2021

Le Vaccine Research Institute (VRI, ANRS-Inserm et Université Paris-Est Créteil) recherche des personnes volontaires pour participer à un essai de phase I d’un vaccin préventif contre le VIH. Sont recherchés, à partir du 1er mars 2021, 72 volontaires âgés de 18 à 65 ans, habitant l'Ile-de-France, et sans problème de santé.

vaccination
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La mise au point d’un vaccin préventif contre l’infection par le VIH (virus de l’immunodéficience humaine) est une priorité pour lutter efficacement contre la transmission du virus. Cette essai vaccinal fait appel à une technologie innovante et pourrait permettre d’obtenir un vaccin efficace qui manque à l’arsenal de lutte contre le VIH. Après avoir franchi toutes les étapes précliniques de développement, l’essai de phase I aura pour objectif d’évaluer la tolérance et la réponse immunitaire à ce vaccin.

Ce recrutement a lieu en partenariat avec Sida Info Service et dispose d'un site dédié donnant toutes les informations nécessaires. Les personnes qui le souhaitent peuvent manifester leur intérêt via cette plateforme. Elles seront recontactés pour une visite médicale préliminaire visant à vérifier qu’elles remplissent les critères pour participer à l’essai et à fournir toutes les explications nécessaires sur le candidat vaccin et le déroulement de l’essai. 

La durée de participation à l’essai est de 12 mois, comprenant 8 visites à l’hôpital (chacune sera indemnisée). Tout au long de l’étude, les participants devront continuer de se protéger contre tout risque de contamination par le VIH.
 

Accélérer le développement de vaccins efficaces

En 2019, 1,7 million de nouvelles contaminations par le VIH, à l’origine du sida, ont été recensées dans le monde selon l’OMS. Même si les traitements offrent aux patients une vie quasiment normale, aucun médicament ne permet à l’heure actuelle de guérir de cette maladie. C’est pourquoi obtenir un vaccin préventif est primordial pour mettre fin à la transmission de ce virus. La mise au point d’un vaccin efficace se heurte à plusieurs obstacles scientifiques qui n’ont pas pu être surmontés par les vaccins "classiques" testés jusqu’à présent. La stratégie développée par le VRI a pour ambition de répondre à ces difficultés en faisant appel à une technologie innovante qui a montré des résultats prometteurs, après plusieurs années de recherche, au laboratoire et sur les modèles précliniques.

La France est l’un des principaux acteurs internationaux de la recherche d’un vaccin préventif contre le sida. Le VRI, labellisé "Laboratoire d'excellence" par l’État Français, a été établi par l’ANRS-Inserm et par l'Université Paris-Est Créteil (UPEC) afin de conduire des recherches visant à accélérer le développement de vaccins efficaces contre le VIH/sida.
 

Le candidat vaccin du VRI

Le candidat vaccin du VRI, appelé "CD40.HIVRI.Env", repose sur l’injection d’anticorps monoclonaux (3) qui ciblent spécifiquement des cellules clés de la réponse immunitaire, les cellules dendritiques. C’est la première fois qu’un vaccin vise directement ces cellules. Pour le Pr Yves Lévy, directeur du VRI, "il s’agit, avec ce vaccin, de diriger la réponse contre le VIH exactement au niveau des cellules les plus importantes pour l’éducation et l’activation du système immunitaire, c’est-à-dire les cellules dendritiques". En effet, sur les anticorps monoclonaux du candidat vaccin est fixée une protéine de l’enveloppe du VIH : c’est elle que le système immunitaire doit apprendre à reconnaître pour neutraliser le virus.

L’essai de phase I est mené en double aveugle : une partie des participants recevra le candidat vaccin tandis que l’autre recevra un placebo. Cet essai évaluera la tolérance de différentes doses du vaccin qui sera administré soit seul, soit associé à un autre vaccin actuellement en développement en phase II/III. Ce dernier, le "DNA-HIV-PT123" est un vaccin à ADN (5) qui pourrait amplifier la réponse immunitaire et obtenir ainsi une meilleure efficacité.

"Cet essai permettra également d’étudier l’effet de la combinaison du vaccin ciblant les cellules dendritiques et d’un vaccin ADN. L’objectif est de potentialiser l’effet des vaccins et de maintenir à long terme la réponse immunitaire, notamment la production d’anticorps, contre le VIH", déclare le Pr Yves Lévy.